À peine 45 % des Belges pensent qu’ils vont vieillir en bonne santé

La population européenne vieillit. D’ici 2050, près d’un habitant sur trois de l’Union européenne aura 65 ans ou plus, contre un sur cinq aujourd’hui. Deux Belges sur trois craignent de devenir un fardeau pour leurs proches et seuls trois sur dix estiment que la société est prête à faire face au vieillissement de la population. C’est ce qui ressort d’une enquête à grande échelle menée par OpinionWay pour le compte de Clariane, le groupe international dont fait partie Korian. Plus de 12 000 Européens ont été interrogés dans le cadre de cette enquête, dont 2 023 Belges.
Vivre longtemps, à condition de rester en bonne santé
Le désir de vivre longtemps est clairement présent : 67 % des Belges souhaitent vivre le plus longtemps possible. Ce souhait est toutefois étroitement lié à la santé. Pour 87 % d’entre eux, vivre plus longtemps n’a de sens que s’ils peuvent rester en bonne santé.
Pourtant, la confiance dans la possibilité de vieillir en bonne santé est limitée. Seuls 45 % des Belges s’attendent à vieillir en bonne santé, contre une moyenne européenne de 49 %. Ils font ainsi partie, avec les Français, des Européens les moins optimistes. C’est surtout la détérioration de la santé physique ou cognitive qui suscite des inquiétudes, outre l’impact sur le mode de vie et la perte éventuelle d’êtres chers.
Deux Belges sur trois craignent de devenir un fardeau pour leurs proches
Les inquiétudes liées au vieillissement ne se limitent pas à leur propre santé. Pas moins de 67 % des Belges craignent de devenir un fardeau trop lourd pour leurs proches à un âge avancé. Dans le même temps, de nombreux Belges comptent sur leurs proches pour les soutenir lorsqu’ils vieilliront.
Ces inquiétudes personnelles s’accompagnent de doutes quant à la préparation de la société au vieillissement de la population. Seuls 30 % des Belges estiment que la société est prête à faire face au vieillissement de la population, tandis que 83 % considèrent comme une priorité nationale que chacun ait la possibilité de vieillir dans de bonnes conditions.
« Cette enquête montre que les gens ne s’inquiètent pas seulement pour leur santé, mais aussi pour la perte d’autonomie et la dépendance éventuelle vis-à-vis d’autrui. Bien vieillir ne se résume pas uniquement aux soins. Il s’agit aussi de la qualité de vie, des relations sociales et de la possibilité de continuer à faire ses propres choix le plus longtemps possible. C’est pourquoi il est important qu’en tant que société, nous réfléchissions suffisamment tôt à la manière dont nous pouvons soutenir les personnes dans cette démarche », déclare Peter Persyn, Medical & Ethical Counsel Benelux chez Korian Belgique.
Les Belges se préparent activement à vieillir
Les Belges étant nombreux à s’inquiéter quant au grand âge, ils prennent des mesures pour s’y préparer. Ainsi, 73 % des Belges de plus de 35 ans déclarent adopter un mode de vie sain et deux sur trois épargnent en vue de leur vieillesse. Par ailleurs, 65 % d’entre eux bénéficient d’un suivi médical préventif, un chiffre nettement supérieur à la moyenne européenne de 54 %.
Il apparaît toutefois que cette préparation mène peu souvent à des discussions sur les choix futurs en matière de soins.
La planification précoce des soins reste un sujet d’attention
L’étude a également évalué, en Belgique, la mesure dans laquelle les personnes réfléchissent à la planification précoce de leurs soins. Ainsi, près de la moitié des Belges a déjà réfléchi au don d’organes et 45 % ont déjà abordé le sujet de la planification précoce des soins avec leur partenaire ou leurs proches.
Cette discussion est moins souvent menée avec les professionnels de santé : seuls 29 % ont déjà abordé la planification anticipée des soins avec leur médecin généraliste. « Pourtant, de telles discussions, menées à un moment où aucune situation médicale ou sociale urgente ne se présente, peuvent aider à clarifier à temps ses souhaits personnels et à offrir davantage de repères aux proches lorsque des décisions importantes en matière de soins devront être prises », conclut Peter Persyn.
À propos de l’étude
L’enquête a été réalisée par OpinionWay pour le compte de Clariane auprès de 12 078 adultes dans six pays européens : la Belgique, l’Allemagne, la France, l’Italie, les Pays-Bas et l’Espagne. En Belgique, 2 023 personnes ont participé à l’enquête. Le sondage en ligne s’est déroulé du 21 avril au 7 mai 2026 inclus. L’échantillon a été constitué selon des quotas tenant compte, entre autres, du sexe, de l’âge, de la catégorie professionnelle, de la région, du lieu de résidence et des revenus.